Les abris anti-atomique en France et à travers le monde

En France, dans l’éventualité d’une d’attaque terroriste sur nos centrales nucléaires, d’une guerre, d’un séisme comme celui du Japon ou d’un disfonctionnement sur l’un de nos réacteurs nucléaires, les effets de l’explosion seraient dévastateurs et pour s’en protéger, il faudrait disposer d’un abri anti-atomique ou d’un bunker anti-nucléaire.

Ce type de construction parasismique très résistante, équipée pour faire face à une explosion nucléaire, n’est pas très répandue sur notre territoire. A peine 600 abris anti-nucléaire militaires sont répertoriés, et 300 abris privés. Au niveau mondial, ces structures de protection nucléaire, sont beaucoup plus développées dans certains pays et la France fait figure de mauvais élève.

Au niveau mondial, 442 réacteurs nucléaires civils sont en activité, dont 58 en France répartis dans 19 centrales nucléaires. Cependant, le pourcentage d’abris anti-nucléaire en fonction de la population est proche de zéro.

Ce n’est pas le cas par exemple en Israël où le nombre d’abris anti-atomique peuvent abrités en théorie 100% de la population. Cette proportion est de 70% pour la Chine, de même que pour la Suède et la Russie. Elle est de 50% pour les Etats Unis, et de 40% pour la Norvège et l’Allemagne.

Récemment, le gouvernement russe s’est lancé dans la construction de 5.000 abris anti-atomiques afin de pouvoir accueillir toute la population de Moscou en cas d’attaque nucléaire ou de grosse catastrophe atomique.

Mais la grande gagnant en terme de protection nucléaire est la Suisse.

 

radioactif

 

La Suisse, championne du monde de l’abri anti-atomique

Sur le territoire helvétique,  la présence d’abris anti-atomiques est obligatoire dans les zones habitées depuis 1971. Cette loi, entrée en vigueur en pleine guerre froide est plus ou moins d’actualité aujourd’hui.

En effet, une demande de suppression de la loi a été déposée au Parlement Suisse le 9 mars 1995 et acceptée par le Conseil national le 13 juin 2006 contre l’avis du Gouvernement. Mais dans les faits, l’installation d’un abri anti-atomique dans une nouvelle construction permet de bénéficier de subventions de l’Etat. Si cette installation n’est pas mise en place, elle entraîne une taxe.

Ainsi, on trouve fréquemment de tels abris dans la majeure partie des bâtiments construits depuis les années 60. La plupart du temps, les Suisses les aménagent en chambres froides ou en caves à vin.

En 2006, la Suisse répertoriait  300 000 bunkers aménagés dans des habitations, institutions et hôpitaux, et 5 100 abris publics soit un total de 8,6 millions de places représentant un degré de couverture égal à 114% de la population.

 

Définition d’un abri anti-atomique


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Les abris antiatomiques existent en 3 différents types.

– Le premier, prévu pour survivre environ 7 jours, protège surtout ses occupants contre l’onde de choc, ainsi que les incendies provoqués par l’explosion nucléaire.

– Le deuxième peut garder les réfugiés en vie pendant 6 mois et sa conception permet également de protéger les personnes contre les effets de l’ « Hiver nucléaire ». Cette expression définit un refroidissement du climat, causé par le rejet de poussière radioactive dans la stratosphère.

– Le troisième type d’abri est prévu pour une durée très longue, c’est-à-dire, jusqu’à ce que le niveau de radioactivité soit suffisamment bas pour permettre aux survivants de sortir.

 

Pour un maximum d’efficacité, un abri anti-atomique doit se situer sous la terre. En effet, la couche de terre offre une protection contre les effets mécaniques, comme que le souffle de l’explosion.

Plus l’abri sera profond, plus la protection sera importante, en particulier contre les rayonnements radioactifs et contre le refroidissement. L’utilisation de béton armé et d’une structure métallique d’épaisseur importante est recommandée lors de la construction.

Lors de la conception, il est nécessaire de prévoir une porte d’entrée toujours accessible, notamment en cas d’éventuels éboulements.

Evidemment, les ouvertures sont à proscrire au maximum pour garantir l’étanchéité.

En revanche, un système de ventilation, équipé de filtres à charbon, doit être installé dans l’abri pour que l’oxygène ne fasse pas défauts aux occupants.

En plus, des installations sanitaires, telles que des douches à pompe en circuit fermé, un système de toilettes chimiques doit être installé.

En terme d’équipement intérieur, il est judicieux de prévoir des réserves d’eau potable et de vivres, des médicaments, des comprimés d’iodure de potassium ou d’iodate de potassium, ou à défaut, de la bétadine iodée en application contre les irradiations légères.

Prévoir aussi un éclairage, à LED fonctionnant sur 12 volts, un appareil de mesure de l’intensité des radiations à l’intérieur de l’abri, des tenues spéciales pour permettre aux occupants de sortir, ainsi qu’un récepteur radio pour se tenir informé des évènements.

 

Un exemple d’abri nucléaire luxueux

Cette maison luxueuse se situe à Varsovie. Entièrement transformable, cette habitation atypique devient un bunker impénétrable sans fenêtres ni portes quand son propriétaire le décide.

Le reste du temps, c’est un hôtel particulier contemporain et très design. L’intérieur du logement est conçu dans un style minimaliste, fonctionnel et moderne.

 

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2 réflexions au sujet de “Les abris anti-atomique en France et à travers le monde”

  1. Sympa la « maison-bunker » ! Mais comment est protégé le côté avec le rideau métallique? J’imagine qu’il y a une protection par dessus ?

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