Je fais ma dalle en béton moi même !

Aujourd’hui, je vous parle d’une nouvelle technique pour couler une dalle en béton en étage… Et je sais de quoi je parle, je l’ai testée !

Je précise « en étage » car une dalle en rez-de-chaussée sur terre battue ne présente pas de difficulté technique particulière. Dans les grandes lignes, il suffit  d’avoir un sol à peu prés de niveau, de le ferrailler et de verser le béton en le « tirant » avec une règle de maçon, tout en vérifiant qu’il est de niveau.

Pour une dalle en étage, l’opération est plus complexe car rien en dessous ne la soutient. On ne peut donc pas couler du béton dans le vide. :mrgreen:

dalle-poutrelles-hourdisLa technique traditionnelle consiste à utiliser des poutrelles en béton ferraillées (vendues dans le commerce), de les sceller de part et d’autre dans les murs tout en respectant un espacement d’environ 50cm entre chacune d’entre elles. Ces poutrelles sont conçues de telle sorte qu’un mince rebord est présent à leur base. Ce rebord permet de déposer par la suite des hourdis (parpaings par exemple) entre les poutrelles pour remplir les vides. Une fois cette étape accomplie, il ne reste plus qu’à ferrailler par dessus et couler le béton.

 

Plusieurs inconvénients à cette technique :

  • Les matériaux sont extrêmement lourds, que ce soit pour le transport ou la manutention.
  • La pose des poutrelles doit être très rigoureuse afin que leurs espacements soient constants au risque de ne plus pouvoir retenir les hourdis (si elles sont trop éloignées) ou empêcher leur pose (si elles sont trop rapprochées).
  • Le temps de pose et donc relativement élevé, surtout pour un non professionnel.

Une autre technique révolutionnaire est le plancher métal collaborant !

Emprunté à la construction industrielle où il est largement répandu depuis plusieurs dizaines années, il est désormais disponible au grand public. Cependant, parmi toutes les grandes surfaces de bricolage que je fréquente, une seule le commercialise pour l’instant à ma connaissance, il s’agit de Brico Dépôt.

Il s’agit d’une plaque en acier galvanisée (donc antirouille), ondulée et autoportante. Ce terme à toute son importance puisqu’il signifie qu’aucun support n’est nécessaire sur toute sa longueur entre ses deux points d’appui. Elle mesure 4.15m sur 0.95m. C’est à dire qu’elle permet de franchir une longueur de 4.15m dans le vide sans appui. Au delà, il faudra deux plaques et un appui intermédiaire à leur jonction (une poutrelle en béton ou un IPN par exemple) mais cela reste très raisonnable pour franchir 8.30m dans le vide. Elle coûte 66.10€ soit un peu moins de 17€/m².

plancher-collaborant

Ce matériau est généralement utilisé lors d’une construction neuve à l’avancement. C’est à dire que les murs du rez de chaussée sont construits puis la dalle de l’étage coulée sur ces plaques qui reposent donc en appui sur le haut des murs par leurs extrémités. Ensuite on continue de monter les murs de l’étage une fois la dalle sèche.

Pour ma part, j’ai utilisé cette technique dans ma rénovation, pour remplacer un plancher en étage dans une pièce que je destine à une salle de bain. Les murs étant déjà montés (depuis 1836), il m’a donc fallu creuser une saignée dedans sur toute la périphérie de la pièce afin de pouvoir y enfoncer l’extrémité des plaques et constituer ainsi leur assise de part et d’autre. J’aurai pu tout à fait retirer les poutrelles en bois et le vieux plancher avant mais j’ai décidé de le laisser, afin de faciliter ma mobilité durant le chantier. Et puis cet appui sur toute la surface m’a servi d’étayage naturel et consolide encore un peu plus la solidité finale de l’ensemble. Mais la présence de ce plancher en bois n’était nullement nécessaire.

Ma pièce mesurant 3.85m de long par 3.5m de large, j’ai creuser des saignées de 15cm de profondeur de chaque côté dans le sens de la longueur pour obtenir un total de 4m15 (la longueur des plaques).
Pour la largeur(3.5m), il m’a donc fallu 4 plaques de 0.95m. J’ai du recouper la dernière plaque à la cisaille à main. J’ai du également la découper pour y loger le futur tuyau d’écoulement d’eau. C’est un travail laborieux et je conseille d’utiliser plutôt une disqueuse électrique. Ne disposant pas encore de l’électricité, je n’avais pas le choix.

Les plaques sont fixées entre elles, « couturées » dans le jargon technique, à l’aide d’une visseuse/devisseuse classique et de vis auto-perforantes vendues avec.  C’est facile et très rapide. Une fois cette opération réalisée, vous pouvez déjà marcher sur les plaques, ça tient tout seul !

beton

Il ne vous reste plus qu’a ferrailler par-dessus à l’aide d’un treillis soudé vendu à cette fin, de couler votre béton et de boire une bonne bière fraîche… (voir tout le pack suivant la surface de votre dalle)

Il faut compter 3 semaines pour un séchage complet. Je rappelle qu’au bout de 20 jours, un béton qui semble pourtant sec n’est qu’aux ¾ de sa résistance finale.

Pour l’anecdote (attention, on a déjà à faire à une belle anecdote), j’ai mélangé et coulé mon béton à la main (enfin avec une pelle !) et j’ai utilisé des sacs de béton prés à l’emploi. C’est plus cher mais ça facilite grandement l’opération. Pour 12m² sur 10cm d’épaisseur, il m’a fallu 6H avec l’aide de ma compagne et 40 sacs de béton de 35kg (oui, 1,4 tonnes !). C’est épuisant… Mais à tous ceux qui disent que c’est impossible, je peux désormais répondre que si ! J’en suis la preuve vivante.

Pour les irrégularités de votre dalle (nous ne possédons pas tous le savoir faire d’un vrai maçon au premier coup de truelle), pas d’inquiétude, n’oubliez pas qu’il existe des mortiers de ragréage autolissants qui vous permettront par la suite de rattraper les défauts éventuels de manière rapide, efficace et sans aucune expérience. (« ajouter l’eau, remuer, verser, laisser faire… »)

Les avantages principaux de cette technique :

Le temps de pose, la pose moins rigoureuse, la solidité finale plus importante, la facilité de manutention et de transport, le coût.

Voici trois photos « avant/après » prises chez moi durant le chantier:

plancher-collaborant-maison

dalle-beton-ragreage

Le coût total de l’opération m’est revenu à environ 600€ alors que les devis des artisans oscillaient aux alentours de 3000€

Alors lancez vous, si je l’ai fait, n’importe qui peut le faire !

 

Poids d’une dalle en béton

Suite aux nombreux commentaires que suscite cet article, il me parait utile d’apporter une précision concernant le poids d’une dalle en béton et des indications sur la solidité des supports (poutres en bois, IPN) qui doivent la soutenir.

Il est communément admis qu’un béton normal pèse environ 2 300kg/m3. Pour une dalle de 20 cm d’épaisseur coulée sur un plancher collaborant,  la charge équivaut donc environ à 460 kg/m².

A cette charge, il convient d’ajouter une charge d’exploitation (occupants, meubles etc.), qu’on évalue généralement à 150kg/m².

En fonction de ces données, le tableau excel suivant vous permettra de calculer le dimensionnement de vos solives en bois ou en acier en fonction de leur portée :

calcul-de-charge

(les valeurs sont modifiables en fonction de la configuration de chacun)


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Alex

Auteur de cet Article : Alex

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97 réponses

  1. pailharet dit :

    merci pour toutes ces infos, précises et claires. je m’apprète à construire moi même ma petite maison de 50 m sur pilotis et l’existence dans le commerce de ces tôle d’acier va peut être tout changer pour moi. merci donc !

  2. Alex dit :

    Je suis heureux que mon article puisse vous aider.

    Pour de plus amples informations sur une mise en oeuvre réalisée par des professionnels, vous pouvez visionner une vidéo instructive à cette adresse: http://www.planchermetal.com/plancher-collaborant.html
    (onglet « films explicatifs »)

    • loyas82 dit :

      bonjour

      avec le recul qu en est il de votre dalle,je suis entrain de reflechir pour couler une dalle d une surface de 88m2 pour pieces a vivre pensez vous que ce systeme est assez costaud merci

      • Alex dit :

        Aucun problème de résistance avec ce système, il l’est même davantage qu’une dalle traditionnelle avec hourdis (250kg/m² contre 150kg/m²).

        Une fois les tôles fixées, vous pouvez même déjà marcher dessus sans problème.

        Mon retour d’expérience est donc sans aucune réserve pour ce système.

        La véritable question que vous devez vous poser est la résistance du support. Qu’il soit en bois (solives), en acier (IPN), ou en pierres ou moellons (murs), il doit être sain et capable de supporter la charge de l’ensemble.

        La seule remarque que je peux faire est que la quantité de béton nécessaire est plus importante qu’avec une dalle en béton traditionnelle car il faut remplir les creux des tôles galvanisées, qui font office de poutrelles après séchage. Mais si vous avez recours à un camion toupie, le gain de temps est énorme et la mise en oeuvre aisée.

        Pour les défauts de planéité du à un travail amateur, un ragréage ultérieur corrige facilement le problème.

    • philippe dit :

      Merci Alex

  3. anabela dit :

    merci c’est sympa de donner des astuces nous devons construire un garage dans quelques mois et j’avoue que ce système me parais bon pour avoir quelque chose de solide et de moins onéreux merci beaucoup

    • Remané jean Luc dit :

      j’ habite la région de grenoble, une region plate alluvialle avec une nappe phréatique proche de la surface les techniques de construction immeuble, maison partticulière etc prenne en compte ce phénomene: mon garage, deplein pied avec la rue possede une dalle dissociée de celle de la maison (structure bois dddddddonc faible charge au sol et charge apeut pres constante) le garage contien ou ne contient pas de voiture, la vvariation de charge portée par sa dallen’est pas négligeable, cette derniere est donc entérrée ou chargée de 20 à 30 cm de tout venant pour rendre négligeable la présence ou non d’on véhicule il faut prendre en compte cette problématique ssur un terrain  » spongieux » la construction d’un immeuble r+2 se prépare un ou 2 ans à l’avance en chargeant le terrain de plus d’1,5 metre de remblais laissé sur place pendant plus d’un an pour modifier le tassement deu terrain sur la nappe phréatique, j’ai découvert avec surprise l’amplitude de déplacement dont il faut tenir compte entre 2 corps de batiment prenez en comptectte problématique, renseignez vous sur ce problème

      • Alex dit :

        Effectivement. Je vous rejoins sur ce point, une construction aussi spécifique que celle que vous décrivez nécessite une étude précise en amont. Pour ma part, la construction datait de 1836, le sol avait eu le temps de se tasser et mes murs en pierres de tailles peuvent encaisser les approximations d’un constructeur amateur…

  4. SEBIRE dit :

    bonjour alex
    quelle est l’épaisseur totale de la dalle plancher metal
    merci
    daniel

    • Alex dit :

      Bonsoir,

      L’épaisseur totale est d’environ 15cm.

      Il est préconisé de couler une épaisseur de béton de 12 à 15 cm. On peut tout à fait en mettre plus pour davantage de résistance. Personnellement, j’en ai mis seulement 10cm et c’était suffisant pour mon utilisation.

      Tout dépend après de la charge que devra supporter la dalle.

  5. Bruno dit :

    bonsoir, pensez vous que je peux utiliser cette technique pour une terrasse

    actuellement j’ai une maison sur 2étage, un balcon au 1er et une cour, je souhaite agrandir mon rdc en fusionnant avec la moitié de la cour et avoir celle-ci au niveau du balcon au 1er.

    • Alex dit :

      Bonjour,

      Comme je l’explique, cette technique peut être utilisée dans toutes les configurations d’une dalle en béton traditionnelle. Elle est même + solide.

      Pour vous en convaincre, il suffit parfois de lever les yeux dans les parkings des grandes surfaces style Auchan. En effet, les niveaux de stationnement en hauteur, lorsqu’ils existent, sont souvent réalisés avec cette technique (on aperçoit les plaques galvanisées par en dessous).

      Ils suffit de bien vérifier et respecter les charges admissibles et les portées des supports avant de couler le béton.

      Si j’ai bien compris votre projet, votre cour se déplacera au 1er faisant office de terrasse ? J’imagine qu’elle sera imperméabilisée.

      J’ai moi même le projet de réaliser une terrasse au 1er étage d’une grange avec cette technique de plancher collaborant (sur support bois).

      J’y consacrerai un article le moment venu.

      • Bruno dit :

        bonjour, merci pour l’info.

        j’en suis en l’état de projet mais je viens de commencer à faire quelques trous dans ma cour pour voir comment elle est foutue et je viens de trouver pleins de remblais dessous y en sur au moins 1m60, je crois que je vais devoir revoir mes plans

        En tous cas je pense m’inspirer de cette methode.

        bonne journée

  6. Emmanuel dit :

    Bonjour,

    Je suis très intéressé par cette technique pour la réhabilitation du plancher de mon séjour. Le plancher actuel est en bois et repose sur des madriers en bois. Ces madriers étant relativement ancien, j’aimerais ne pas leur faire supporter une charge trop importante et 10 à 15 cm de béton sur 22m², cela représente je crois plusieurs tonnes. Pensez vous qu’il soit possible de couler un béton allégé ?

    Merci d’avance pour votre aide,

    • Alex dit :

      Bonjour,

      La caractéristique du plancher collaborant est que les ondes concaves font office de poutrelles en béton une fois le béton coulé.

      Or le béton allégé est prévu à la base pour recouvrir une structure de dalle traditionnelle (poutrelles + hourdis)

      Je pense que l’utilisation d’un béton allégé n’est pas forcément à proscrire sous réserve que le support bois en place soit sain et apte à supporter la charge.

      Dans tous les cas, vous pouvez vous renseigner dans un magasin qui commercialise le produit.

      Si votre votre structure portante n’est pas suffisamment robuste, vous pouvez également la renforcer en plaçant par exemple un madrier par en dessous, scellé de part et d’autre dans les murs et ce afin de diviser par deux la portée des poutres existantes.

      Un lien pertinent pour ces questions de charges admissibles:

      http://boisphile.over-blog.com/categorie-508552.html

  7. Joseph dit :

    Bonsoir,

    J´aimerai savoir comment se comporte le plancher collaborant quant au bruit du plancher pour une chambre à coucher par example. Comment peut-on envisager un isolant acoustique pour ce plancher dans la rénovation.J´aimerai aussi utiliser un isolant acoustique dans la saignée sur toute la périphérie de la pièce avant d´y enfoncer les plaques, donc pour les poser par desus de cet isolant. Pourriez-vous me conseiller comment faire et quelles materiaux a utiliser pour cela. Merci de votre attention.
    Joseph

    • Alex dit :

      Bonjour,

      Je tiens à vous mettre en garde concernant le plancher collaborant. Il faut bien comprendre qu’il n’est ni plus ni moins qu’un moyen différent de couler une dalle en béton. Celle ci est donc très lourde et doit pouvoir reposer sur des sections de solives adaptées et suffisamment solides pour supporter le poids de l’ensemble. Dans mon cas, les saignées ont été réalisées dans les murs périphériques qui étaient porteurs pour davantage de solidité.

      Concernant le bruit, il n’y en a donc pas plus qu’avec une dalle traditionnelle de même épaisseur. Je ne vois donc pas l’intérêt d’utiliser un isolant acoustique dans les saignées. Vous pouvez éventuellement isoler les murs et le plafond sous la chambre de manière traditionnelle (isolant + montants rails et fourrures + placo)

  8. Stevens dit :

    bonjour je vient de regarder la vidéo explicatif, je me pose une question j’aimerais refaire la dalle de mon salon a savoir que je vais ouvrir mon sous sol donc je pense pas avoir de soucie les plaques reposerons sur les 4 mur porteur par contre dans cette vidéo on voit les ouvriers poser des chevilles a frapper mais dans mon cas je possède des murs en pierre maison de 1800 donc une saignée dans mais mur comme vous avez put le faire . ma question et la suivante avez vous utiliser ces cheville a frapper ?
    La dimension de mon salon sont de 3.71 de long sur 2.90 de large.Quel isolant peut on utiliser par la suite pour isoler par dessous pour éviter d’avoir un sol froid ?

    • Alex dit :

      Bonjour,

      J’ai utilisé des vis pour « couturer » les plaques entre elles et les fixer sur les supports (solives en bois) mais je n’ai effectivement pas utilisé les chevilles à frapper.

      Je pense que celles ci servent principalement à éviter un glissement éventuel de la dalle. Mais dans une configuration avec des saignées, ce risque est à mon sens nul puisque les murs périphériques solidarisent la dalle à l’ensemble et empêchent tout glissement.

      Ma dalle est sèche depuis plus d’un an et rien n’a bougé.

    • seb dit :

      bonjour j ai une piece de 50m² je vais faire comme vous car j ai une maison de 1800.dans les saignées du mur avez vous mis un chainage?

    • seb dit :

      desolé 25m² autre question je ne suis pas obligé de soutenir les paques apres le sechage car la surface est de 3.80 / 6.70

      • Alex dit :

        Bonsoir,

        Concernant le chaînage, je n’en ai pas fait mais qui peut le plus peut le moins donc il ne peut qu’apporter d’avantage de solidité à l’ensemble.

        Concernant l’étaillage des plaques, il est vrai qu’elles sont vendues avec une portée de 4m de bout à bout mais il devra y avoir un soutien intermédiaire le temps du coulage du béton.

        Pour ma part, n’étant pas un professionnel, dans le doute, je préfère toujours sur-dimensionner donc j’aurais quand même mis un soutien définitif (solive) à 2m.

  9. Guy de BricolagePro dit :

    Bravo pour ce bricolage maison et merci pour le partage de cette expérience. Très instructif.

  10. Estelle dit :

    Bonjour,

    Je serais curieuse de savoir, grosso modo, le budget à prévoir pour ce genre d’opération.

    nous venons de visiter une maison centenaire, magnifique, mais avec un plancher du premier étage en mauvais état (sol courbé pour les pièces les plus « fatiguées », plancher qui « danse » lorsque nous sommes nombreux dans la pièce).
    Du coup, j’aimerais savoir si le coût de ce type de travaux est prohibitif ou non !

    Merci d’avance.

  11. Alex dit :

    Bonjour,

    Comme je le précise dans mon article, le coût total de l’opération a été de 600€ (à la louche) pour 12m² contre 3 000 si je l’avais faite réaliser par des artisans.

    Cependant j’attire votre attention sur le fait que cette technique doit obligatoire être mise en oeuvre sur un plancher dont les solives qui le supportent sont saines et suffisamment bien proportionnées pour supporter le poids. Dans le cas contraire, il sera nécessaire de les remplacer, les consolider ou les doubler.

    Je rénove moi même une bâtisse de plusieurs siècles. Je me suis contenté de tout arracher afin de refaire un plancher bois en plaques d’OSB 3 rainurées de 22mm. Une fois vissées sur le support et collées entre elles, ça ne bouge pas. Par contre les poutres existantes étaient saines.

  12. MUNGIOVI dit :

    Bonsoir
    je voudrais faire une dalle au dessus de mon garage et faire un étage est ce possible en faisant cette dalle.
    merci de votre aide

    • Alex dit :

      Bonsoir,

      Oui, c’est tout à fait possible. En scellant par exemple des solives tous les mètres pour soutenir le plancher collaborant du futur étage, à condition cependant que la portée de soit pas trop grande.

  13. MUNGIOVI dit :

    Merci Alex,
    la portée est de 4m50 sur 5 mètres; Est ce bon?

  14. Alex dit :

    Difficile de répondre de manière sûre et définitive. Les fondations du garage doivent pouvoir reprendre la charge finale. Une dalle en béton pèse environ 2 300kg au m3. Pour une dalle classique de 10cm d’épaisseur, le poids sera environ de 4.5 x 5 x 0.1 x 2 300 = 5 175kg. Plus de 5 tonnes donc, sans compter les poutres, les plaques, et l’utilisation future qu’on appelle charges d’exploitation. Ca c’est pour la théorie.

    Si ce garage est de construction récente est vous paraît sain, je pense que ça doit passer même si on ne peut jamais l’affirmer quand on est un amateur. On admet qu’une poutre en bois de doit pas dépasser 5m de portée.

    Pour ma part, puisque je ne passe pas par un pro et ne réalise donc pas d’étude de conception (ce qui n’engage que ma responsabilité), j’ai tendance, dans le doute, a toujours tout sur-dimensionner. Dans le mode d’emploi de ce plancher collaborant, il est écrit qu’un seul appui à chaque extrémité suffit, même s’il est nécessaire d’étayer temporairement pendant le coulage. Pour être tranquille, prévoyez donc une solive de 225 x 75 tous les mètres, bien ancrée dans le mur de part et d’autre. Posez vos plaques dessus, ferraillez, coulez le béton. Je pense que ça devrait aller.

    Notez bien que ce conseil « à la louche » ferait bondir un maçon de métier 🙂 mais ça passe dans la majeur partie des cas…

  15. Cédric dit :

    Bonjour
    Notre maçon a adopté cette technique, cependant les tôles sur une face ne reposent pas sur le mur et il a dû effectuer un coffrage afin d’accéder à ce mur. Le coffrage est d’environ 20cm de large (espace manquant aux tôles pour poser sur le mur)
    Je trouve cette technique peu sécurisée, pourriez vous me donner votre avis?
    Merci d’avance

  16. Guy dit :

    Bravo!!!!!
    Beau travail !!!!

  17. Cédric dit :

    Oui…et après…!!!! j’attends le commentaire!!!

  18. Alex dit :

    Bonjour,

    Vous avez pu lire dans mon article que cette technique est plus résistante que la traditionnelle si elle est exécutée dans les règles de l’art. Pour ma part, j’ai effectué des saignées dans les murs pour y faire reposer les extrémités des plaques mais c’est par maniaquerie. En tant qu’amateur je préfère toujours sur dimensionner… qui peut le plus peut le moins. Mais cette tache fastidieuse n’est pas nécessaire si ce qui soutient les plaques (et la future dalle béton) et suffisamment solide, est convenablement dimensionné, en respectant les portées et les charges admissibles. Qu’avez vous en dessous ? IPN, solives en bois ? de quelle section ?

  19. Alex dit :

    Etant donné que cette question de charges est souvent abordée dans les commentaires, je viens d’ajouter à la fin de mon article un outil de calcul qui pourra vous apporter de l’aide concernant la solidité nécessaire des supports de la dalle en béton (matière, section, portée). Ce tableau excel est téléchargeable ici :

    http://www.dessine-moi-une-maison.fr/wp-content/uploads/2011/01/calcul-de-charge.xls

    (les valeurs sont modifiables en fonction de la configuration de chacun)

  20. moitie dit :

    Monsieur,

    Nous venons de constater que des poutres du plancher de l’étage d’une maison à 1 étage sont abîmées à une extrémité au moins, là où elles reposent sur le mur extérieur. A cet étage il y a actuellement 2 chambres et une salle d’eau. La surface du plancher est de l’ordre de 20 m².

    On se propose donc de le remplacer. Votre plancher métal collaborant peut-il faire l’affaire ? Où trouver des artisans qui proposent cette technique du côté de Nantes Pornic Saint-Nazaire ? Quel pourrait en être le coût moyen (hors aménagement ensuite cloisons, salle d’eau, etc.).

    Merci de votre réponse.

    • Alex dit :

      Bonjour,

      Vous avez pu lire dans mon article que ce système de plancher collaborant « collabore » avec des poutres en bois qui le soutiennent, comme son nom l’indique. Il est donc impératif que ces poutres soient saines et de dimensions suffisantes pour accepter le surplus de charge occasionné par une dalle en béton.

      Le plancher collaborant permet d’avoir une dalle en lieu et place d’un plancher en bois et permet une mise en oeuvre rapide et aisée. C’est pour cette raison que je propose cette technique aux autoconstructeurs.

      Si vos poutres sont abîmées et que vous passez par une entreprise, cette dernière optera très certainement pour une technique traditionnelle avec poutres en béton et hourdis. Dans tous les cas vos poutres abîmées devront être remplacées.

  21. jocelyn dit :

    Bonjour, j’aimerais savoir chez quel fournisseur avez vous trouvé les plaques en acier de 4.15m x 0.95, car c’est exactement la dimension dont j’ai besoin.
    merci beaucoup

  22. Alex dit :

    Bonsoir,

    Comme précisé dans l’article, je les ai trouvées chez Brico Dépôt. Mais vous pouvez également commander des planchers collaborants de toutes dimensions pour votre dalle en béton sur le site officiel :
    http://www.bacacier.com/nos-produits/planchers/planchers-collaborant-pcb/

    ou chez tout négociant en métaux (Metaleco par exemple : http://www.metaleco.com/)

  23. jocelyn dit :

    Merci beaucoup de votre réponse.
    cordialement

  24. sanchez dit :

    bonjour, le brico dépot ( Charente maritime ) prés de chez moi n’a que des plaques de plancher métallique de 2,40 m ou ce procurer plus long

  25. sanchez dit :

    bonsoir, je me renseigne et je vous tiens au courant merci

  26. moitie dit :

    merci pour cette information, si on laisse au départ le plancher bois pour pouvoir mieux travailler, une fois le plancher collaborant installé, si on veut ensuite enlever le plancher bois, comment peut-on faire ?

  27. Alex dit :

    Sachant que le plancher en bois est fixé sur les solives et que par dessus celui ci on met en place le plancher collaborant en acier dont chaque plaque est couturée à la suivante, à priori, je ne vois pas comment il est possible de retirer le plancher bois par la suite. A fortiori une fois le béton coulé sur le planché collaborant…

    Pour autant, je ne vois pas l’intérêt de retirer ce plancher bois. Il fera office de soutien perdu au même titre que le plancher collaborant fait office de coffrage perdu. Il est possible de mettre en place un faux plafond en placo comme pour une dalle traditionnelle… En outre, ce plancher bois perdu n’est jamais en contact avec l’humidité lors du coulage du béton grâce aux plaques en acier par dessus et il reste ventilé par dessous donc aucun risque de pourriture.

    Dans tous les cas, plancher comme solives, j’insiste sur le fait que l’ensemble des structures bois collaborantes doivent êtres suffisamment solides et saines.

  28. moitie dit :

    Désolé mais je ne comprends pas trop car vous dites plus haut :  »Il s’agit d’une plaque en acier galvanisée (donc antirouille), ondulée et autoportante. Ce terme à toute son importance puisqu’il signifie qu’aucun support n’est nécessaire sur toute sa longueur entre ses deux points d’appui. Elle mesure 4.15m sur 0.95m. »

    Maintenant j’ai l’impression que vous dites qu’il faut conserver le support en solives et qu’il faut garder le parquet pour fixer les plaques puis couler le béton dessus.

    Il me semble que si le solivage est solide et sain, comme vous dites, et qu’un parquet existe, pourquoi ajouter par dessus un plancher collaborant : autant garder le parquet en bois, quitte à le rénover ou à le remplacer.

  29. Alex dit :

    Il faut effectivement un support à chaque extrémité (mur, ipn, solive) et il faut également étayer au centre. C’est pour cette raison que j’ai laissé pour ma part toutes mes solives (qui peut le plus peut le moins), quant au plancher, pourquoi le retirer ? ça solidifie encore l’ensemble et permet de travailler sans faire l’équilibriste.

    Les plaques sont fixées entre elles mais pas sur le plancher.

    Si le solivage est sain, oui, il est tout à fait possible de refaire un plancher à neuf. Mais une dalle a aussi ses avantages… notamment dans une salle de bain par exemple… Et puis elle permet de remettre à niveau sans effort, ça ne grince pas, on peut carreler, etc.

    Faire une dalle béton traditionnelle en lieu et place d’un solivage + plancher nécessite de retirer le plancher, retirer les solives, sceller des poutres en béton armé de manière très précise, placer les hourdis… Tandis qu’avec une dalle collaborante, on garde la structure bois (saine) existante et on coule par dessus grâce à ces fameuses plaques en acier… C’est un gain de temps et c’est un peu plus accessible au maçon en herbe… C’est ce que tente d’expliquer cet article… 🙂

  30. PIERRE dit :

    Bonjour Alex, une petite question, j’ai comme projet de construire ma maison et j’aurais aimer savoir si il étais possible de faire tout le plancher avec ce système la? j’ai une surface d’environ 80m2, doit-je ajouter des poutres au rez de chaussé? je ne m’y connais pas du tout. merci d’avance

    • Alex dit :

      Bonjour,

      Oui, vous pouvez biensûr faire un niveau complet avec ce système comme dans l’exemple ci après :

      Plancher collaborant

      Par contre, vous ne précisez pas à quel niveau se situera cette dalle. Ce système est réservé exclusivement pour les étages. S’il s’agit d’une dalle en rdc, il suffira de couler le béton sur votre terre battue, après avoir pris le soin d’isoler avec des dalles de polystyrène prévues à cet effet et biensûr de ferrailler…

  31. michael dit :

    bonjour.est ce que vous penser que je peut incorporer des briques de verre dans le plancher colaborant de 4m sur 4m en ayant des poutrelles de bois dessous.ce projet me servirait qu’a recouvrir ma cour qui est ultra fraiche meme l’ete.merci.

  32. Alex dit :

    Bonsoir,

    Je ne vois pas d’inconvénients à incorporer des briques de verre si leur nombre est raisonnable. Peut être qu’au niveau de la mise en oeuvre, il serait plus simple de pratiquer une découpe à la disqueuse pour incorporer vos briques, une fois la dalle coulée et sèche…

  33. Démoralisé dit :

    J’ai construit une maison d’habitation avec une dalle terrasse en béton ( hourdis+corps creux+poutrelles ) d’épaisseur 20 cm( 4cm dalle de compression + 16 cm corps creux ). La portée de cette dalle =5 m ( = longueur des poutrelles ). Dans le sens perpendiculaire, la largeur de la dalle = 5.50 m

    Après une année, il apparait sur la dalle dans le sens des nervures deux fissures successives de longueur 5 m chacune.Ces fissures traversent la dalle de 4 cm et causent les infiltrations des eaux de pluie à l’intérieur de la maison quand il pleut

    Je voulais savoir quelle est l’explication de ces fissures et quelle solution faut il prévoir pour remédier ou colmater ces fissures traversantes qui m’inquiètent énormément

    Merci d’avance de votre réponse

  34. Alex dit :

    Bonsoir,

    Je partage votre inquiétude mais je n’ai aucune expérience en ce qui concerne les dalles en béton constituées de corps creux. J’ai toujours fait davantage confiance à du béton largement ferraillé sur une épaisseur conséquente… Concernant les fissures que vous constatez, j’aurais tendance à miser sur une déformation du terrain que n’a pas supporté la dalle. J’ignore comment remédier à cela puisque qu’une réparation (ouverture des fissures au marteau piqueur, scellement de fers et coulage de béton) ou un deuxième coulage de béton armé par dessus risque de casser à nouveau dans quelques années si le sol n’est pas stabilisé.

    Si vous optiez quand même pour cette solution (encore faut il qu’elle soit possible en fonction de l’aménagement intérieur), le mieux serait peut être d’utiliser les plaques que je décris dans cet article en prenant soin de bien les boulonner entre elles avant de couler une dalle armée par dessus, ce qui éviterait peut être une fissuration future… mais ce conseil est simplement intuitif…

    Peut être que d’autres lecteurs, plus spécialistes que moi en la matière sauront vous proposer une solution…

  35. Dorra dit :

    Bonjour,
    je viens de découvrir vos réalisations et je vous remercie de partager l’info sur ce procédé.
    Je suis propriétaire d’une petite maison en brique datant de 1930, avec sous-sol total.
    Ma famille s’agrandissant, je songe sérieusement à construire un étage à la place des combles.
    M’étant renseignée sur les prix de la surélévation, y compris en bois, c’est hors budget pour moi.
    Le procédé que vous mettez en avant peut répondre à mon problème, notamment budgétaire.
    Je me pose une question : pour garantir un bon ancrage, faut-il abattre les murs portants la toiture, poser les plaques sur les murs porteurs périphériques puis surélever les murs périphériques sur la chape ?
    Le système des saignées que vous avez fait a l’air trés efficace mais je ne sais pas s’il serait adapté à toute la surface de la maison (7x7m, avec un mur porteur au milieu) et ayant de surcroit des murs en brique.
    Je vous remercie pour votre réponse et vous félicite encore pour vos réalisations.
    cordialement,

    • Alex dit :

      Bonjour,

      Dans votre cas, la priorité est avant tout de s’assurer auprès d’un professionnel que les fondations et la structure même de votre maison sont en capacité de supporter la charge d’un étage supplémentaire.

      Ceci étant validé, je vous rappelle que les plaques d’acier dont je parle et qui permettent de réaliser un plancher béton mesurent 4 m de long (il en existe par ailleurs de différentes longueurs) et doivent impérativement avoir un soutien fixe à la moitié (en + de ceux des extrémités). Par ailleurs, il faut toujours étayer temporairement tous les mètres par dessous lors du coulage du béton par dessus. Le soutien à mi longueur peut être une solive en bois suffisamment dimensionnée (dans le cas du plancher collaborant bois/béton), mais peut aussi être un IPN par exemple.

      Dans mon cas particulier, je possédais déjà un solivage en bois sain et solide sur lequel j’ai pu poser les plaques d’acier galvanisé avant de réaliser ma dalle en béton. Les saignées pratiquées dans les murs périphériques n’ont pour unique but de rendre l’ensemble encore plus solide et homogène mais sont facultatives. Il est hors de question de n’utiliser que des saignées périphériques pour fixer les plaques.

      Dans votre cas, si le solivage de vos combles est suffisamment solide, vous pourriez vous en servir tel quel. Mais une étude précise doit être faite pour ne pas voir l’ensemble s’effondrer sous le poids de la dalle. S’il s’avère trop fragile ou sous dimensionné, il faudra rajouter des solives en les scellant de part et d’autre dans les murs.

      Cependant, à la vue de votre projet, qui n’est pas à traiter à la légère en terme de sécurité, pourquoi ne pas réaliser plutôt un plancher en bois beaucoup plus léger ? Encore une fois, après avoir vérifié la résistance des solives de vos combles (et l’avoir améliorée si besoin), il vous suffit de clouter des chevrons perpendiculairement à vos solives tous les 60 cm et de visser dessus des panneaux d’OSB 3 rainurés en 22 cm d’épaisseur. Ensuite se posera la question de surélever les murs périphériques en retirant le toit et en le reconstruisant… Un travail de grande ampleur quoi qu’il arrive…

      Avez-vous pensé également à la possibilité d’une extension de plain pied accolée à votre maison ? Ces travaux sont davantage accessibles en terme de difficulté…

      • Dorra dit :

        Bonjour Alex,
        Merci pour votre réponse.
        Je dois en effet vérifier la solidité de la structure avant d’envisager un étage, y compris avec plancher en bois.
        une extension accolée n’est pas envisageable car je ne veux pas perdre de la superficie du jardin (c’est une maison de ville).
        Bravo encore pour la qualité de vos conseils.
        bien cordialement,
        Dorra

  36. Pactoll dit :

    Bonjour,
    Je suis très intéressé par votre technique.
    Voilà; je suis dans la perspective d’agrandir notre villa.
    Je pensais construire un petit bâtiment de 6,60 m x 4,00 m, en béton cellulaire de 25 cm d’épaisseur, recouvert d’une toiture plate.
    Puis-je utiliser votre technique de plancher collaborant pour faire mon toit plat ?

    Cordialement,
    Pactoll

    • Alex dit :

      Absolument ! Si vos murs porteurs sont construits dans les règles de l’art et permettent de supporter le poids d’une dalle en béton, vous pouvez utiliser cette technique sans problème. Par ailleurs, un toit plat permet de bénéficier de 100% de la surface habitable imposée par la hauteur limite de construction du PLU. Mon voisin a justement construit une extension à toit plat en utilisant ces plaques galvanisées de plancher collaborant. J’avais d’ailleurs consacré un article sur l’étanchéité des toits plats en EPDM.

      • Pactoll dit :

        Merci pour cette prompte réponse.
        Du coup, j’ai laissé un message au service technique de Bacacier, pour connaître les références des produits conseillés(PCB20, PCB60 ou PCB80).
        Je vous tiens informés de leur réponse.

    • olivier dit :

      tout Pactoll je suis très intéressé par votre technique pour ma grange, je vais commencer les travaux dans pas longtemps en espérant que le rendu soit aussi bien que le votre

  37. anthony dit :

    Bonjour,

    Je m’apprête a rénover la surface d’une maison et il y a plusieurs structures sur lesquels je veux couler du béton.
    En gros J’ai une pièce ou il y a du plancher bois dont la moitié de cette pièce se trouve au dessus d’une cave.cette pièce donnera aussi sur une entrée et cuisine déjà carrelé (oui je sais c’est bizarrement foutu…)

    Je veux tout carreler du même carrelage et je dois rattraper environ 5 cm
    Pensez vous que je dois enlever le parquet et mettre le plancher collaborant directement sur les solives ?
    Pensez vous que les solives soient suffisamment solides pour soutenir une dalle béton ?
    Assez solides pour soutenir un escalier bois posé dessus + carrelage + meubles etc… ?

    Et enfin (dsl) quelle épaisseur minimale doit t’on mettre sur ce plancher collaborant ? (au vu des 10 cm a rattraper )

    Merci de votre réponse
    J’ espères avoir été assez clair et précis car ce n’est pas toujours facile par écrit de retranscrite un lieu et le typicité d’une maison

    Cordialement

  38. Alex dit :

    Bonsoir,

    Difficile de vous donner une telle réponse par correspondance également, sans avoir pu voir et « tâter » sur place 🙂

    Il est inutile de retirer le plancher existant, vous pouvez tout à fait déposer le plancher collaborant dessus. Il faudra par contre s’assurer que les solives en dessous sont bien perpendiculaires à la longueur des plaques de plancher collaborant.

    Il faudra aussi s’assurer que ces solives sont saines, de section suffisante, en nombre suffisant, que leur portée n’est pas trop grande et qu’elles sont solidement ancrées dans les murs (et pas pourries dedans).

    Quelle est la section et la portée de vos solives ?

    Les nouveaux planchers métalliques de Brico Dépôt sont plus petits, plus légers et permettent une dalle finie de 6cm : http://www.bricodepot.fr/lempdes-clermont-ferrand/plancher-metallique/prod32380/

    Qu’y a t il sous le plancher bois de la moitié de la pièce qui n’est pas sur la cave ?

  39. anthony dit :

    Bonjour,

    Merci pour votre réponse

    Ne pouvant pas aller vérifier aujourd’hui sur la maison
    Je pense pouvoir donner une estimation des solives

    Elles font 3,75 m de long et sont ancrées a chaque extrémités aux murs porteurs
    Elles sont espacées d’au moins 30 cm à 45 cm max
    Sous le reste du plancher il y a la fondation de la maison
    Maison en brique sur parpaing a l’ancienne…

  40. Alex dit :

    Si ce sont des solives standard, elles doivent avoir une section de 222 x 75 ou 164 x 63. Dans les deux cas, compte tenu de leur portée, il sera nécessaire de les consolider en fixant, dans la mesure du possible, une autre solive perpendiculaire aux précédentes, en leur milieu, par dessous. (ou un ipn).

  41. anthony dit :

    Merci Alex

    Pour ces précisions, je regarderai de plus prêt les sections et du coup choisirai la solution la plus adéquat (niveau budget et faisabilité )
    soit chape tradi soit plancher métallique
    cordialement

  42. royer sylvie dit :

    Bonjour,
    Merci pour tous vos conseils et astuces
    Je souhaiterai avoir votre avis sur la possibilité de faire un plancher collaborant sur ma terrasse brute de façon à l’agrandir et de la surélever un peu Nous l’avions déjà agrandie d’un mètre de long mais au bout de quelques années les raccords se voient de plus en plus Comme on compte l’agrandir encore un peu et qu’elle est un peu basse, je me disais que ce serait peut être la solution pour avoir une terrasse et que je pourrais faire les finitions comme je souhaite Quand pensez vous? Je vous remercie du temps que vous passez pour répondre à chacun

    • Alex dit :

      Bonsoir,

      Votre terrasse est-elle de plain pied ou en hauteur ?

      • royer sylvie dit :

        Elle est de plein pied : une partie déjà existante en béton donc une partie qui sera sur la terrasse existante et qui continuera sur le sol; je me doute qu’il faut prévoir des préparations , tasser la terre,
        peut être reprendre le principe des terrasses en bois avec les plots… Merci pour vos conseils

  43. Guillaume dit :

    Bonjour,

    Je viens de voir votre article et celui-ci m’intéresse !! En effet, je souhaite me créer un espace spa en étage dans une maison de maitre, et bien entendu remplacer le plancher actuel par une dalle bêton. Ma question est, est-ce que ce genre de réalisation peut convenir afin d’accueillir un spa, sachant qu’il faut une résistance d’environ 500kg/m² ?

    Merci pour votre réponse.

    Cordialement

  44. jack dit :

    Bonjour,
    j’envisage la construction d’une maison en container maritime et sur pilotis. Je souhaite utiliser 2 containers espacés d’environ 10 mètres. JE souhaite créer le plancher entre ces 2 containers avec la technique du plancher collaborant IPN. Approximativement cela devrait faire une dalle de 60 M2. Est ce que cela vous parait judicieux d’utiliser cette technique ? selon la porté des IPN je peux envisager de les poser également sur pillotis. Le toit serait posé par la suite sur tout l’espace ( container de chaque côté + plancher au milieu).
    merci à vous

  45. Fernandez dit :

    Je confirme ce plancher metalique 70 mètre carré ferraille et béton 12 cm h avec solives métal.tout relié á la ceinture de l’étage.p our 3 petit chambres enfants .rénovation de maison ancienne très bonne technique ce plancher métallique!

  46. Alice dit :

    Une dalle très bien réussie bravo ! J’espère que celle que je compte réaliser pour mon investissement immobilier en loi Girardin à la Réunion sera tout aussi bien réussie !

  47. Joe dit :

    Bonjour, je suis en étude pour faire un placher collaborant après avoir vu votre site je suis conquis, mais après avoir fouillé les sites des magasins de bricolage j’ai trouvé seulement chez brico depot se type de placher mais pas de bonne taille, il mesure 2,5m de long, ou trouvé plus long et pourquoi y a t il pas ceux de votre site (4m)? Aidez-moi svp

  48. jeje dit :

    bonjour

    je souhaite faire une terrasse de 12 m2 a hauteur de ma maison soit 50 CM du sol.
    pour cela j’envisage donc de faire une ossature en parpaings et d’y poser un plancher collaborant en vue de couler une dalle.ma question est la suivante
    puis je utiliser le plancher collaborant en exterieur?

    merci pour votre reponse

    jeje

  49. kaiamina dit :

    Bonjour Alex,

    Je voudrais construire un toit terrasse au dessus d une extension de ma maison.

    Cette terrasse fait a peu près 50m2 (6mx8m), elle sera construite au dessus de 2 chambres séparées par un mur en parpaing porteur de cette dernière.

    Pensez vous que cette technique peut être utilisée pour sa réalisation sachant que le poids supporté devra être conséquent (étanchéité, dalles sur plot, meuble d extérieur, nombreuses personnes, etc …)?

    Je vous remercie par avance pour votre réponse.

    Cordialement.

    • Alex dit :

      Bonjour,

      Il n’y a aucune raison que cette technique ne puisse pas être utilisée… Mais encore une fois, même si elle permet de gagner du temps, c’est surtout la structure porteuse qu’il faudra étudier pour savoir si elle peut supporter le poids de l’ensemble comme vous le précisez. Comme avec la méthode traditionnelle, elle ne permet pas de s’affranchir de murs suffisamment porteurs et de fondations en conséquence du poids total rajouté au bâtiment d’origine.

      Cordialement,

  50. julien dit :

    bonjour . si j’ai bien compris , ces « tôles » servent de coffrage perdu . est ce envisageable de les utiliser au sol ,mettre une bâche , couler des largeurs d’un m sur 3.5 m pour faire des dalles préfabriqué ?la tôle servirait de moule

  51. hioub dit :

    Bravo! j’ai trouvé votre contribution en me documentant pour rehausser ma salle de séjour d’un mètre quatre vingt pour y rajouter un étage. Des conseils vous viennent spontanément à lesprit, sachant que la maison est de 1988, donc relativement récente.

  52. Etienne dit :

    Bonjour,

    Merci pour votre article bien détaillé qui m’a permis de m’orienter vers ce choix pour la création d’un abris semi enterré sur lequel je prévois d’utiliser le toit comme terrasse.
    Cependant, j’avais vu dans votre article un exemple avec des longueurs de 4m15, ce qui me convenait vu que j’ai prévu une longueur de 3/3m20.
    Mais sur bricodepot je ne trouve plus qu’une référence de 2m50 et impossible de trouver en catalogue d’autres produits équivalents. (si ce n’est leurs références sur les sites des fabricants).

    Savez-vous ou il est possible de se procurer des plancher collaborant de ~3m et plus?

    Merci

  53. sylvainne dit :

    merci pour ces bijoux d’information, je vais encore faire des recherches avant de m’y mettre mais votre article donne de bonne piste

  54. Non-specific Information Fro this by-product

  55. magali dit :

    Bonjour
    Vous étiez combien pour le faire? vous dites que les matériaux sont lourd et pour les transporter c’est difficile, je souhaiterais savoir pour quelle étape j’aurais besoin d’une aide

  56. dav dit :

    cool les champs electromagnétiques!

  57. aziz dit :

    bonjour,

    je cherche à commander des plaques de métals collaborant de 4.15 pourtiez_vous m’indiquer pour je peut les commander et aller les chercher ou me faire livrais, je suis un particulier

    merci d’avance.

  58. ZIZZO dit :

    M. Alex merci de vos conseils je vais réaliser un plancher de 6 m x 4,5 m sur un garage pour une chambre de 4 m x. 3,5 m merci !!!!!!!!

  59. Alex dit :

    De rien… C’est exactement le genre d’aménagement auquel se destine le plancher collaborant… bons travaux ! 🙂

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