Faut il isoler avec de l’isolant mince ?

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Utilisé au départ par la Nasa pour ses missions spatiales, dans des conditions forcément très différentes de celles que l’on retrouve sur terre, l’isolant mince représente aujourd’hui près de 5% du marché de l’isolation du bâtiment.

Pourquoi l’isolant multi-réflecteurs ne parvient pas à davantage développer ses ventes ? Pourquoi la pose de l’isolant mince est-elle tant controversée ?

Probablement à cause d’une publicité mensongère qui compare la performance thermique de l’isolant mince à des épaisseurs dix fois plus importantes de laine minérale classique.

L’isolant mince ou isolant multicouche est il une arnaque ? Non si l’on en croit un récent communiqué de la société ACTIS concernant la commercialisation de son dernier produit, l’isolant mince réflecteur Triso-Super 12. Rien que le nom m’amuse…

 

La vérité sur les isolants minces

Les isolants minces sont aussi appelés Produits Minces Réfléchissants (PMR). Ils se constituent d’un matériau (fibre organique ou végétale, mousse plastique, bulles d’air), enrobé de feuilles thermiques réfléchissantes dont l’objectif est de réduire les échanges par rayonnement en diminuant l’émissivité d’une des deux faces. Leur épaisseur varie entre 5 et 30 mm.

Si vous vous posez encore des questions sur la performance thermique de l’isolant mince appliquée à l’isolation d’un logement, je vous conseille avant tout de parcourir un article de début d’année dans lequel j’évoquais l’escroquerie de ce produit, notamment dénnoncée par le CSTC.

 

Un isolant mince performant ?

L’industriel Actis propose depuis peu un isolant mince qui permettrait d’obtenir la même performance thermique qu’une laine minérale traditionnelle, avec une épaisseur plus de 4 fois inférieure.

Actis commercialise des isolants minces depuis 1980.

Cependant, la controverse des isolants minces, et l’absence d’accréditation officielle de la part d’un organisme officiel de certification n’a jamais permis à ce produit de ce hisser au rang des isolants standards sur le marché de l‘isolation.

Premier organisme mis en cause, le CSTB qui a longtemps dénoncé le pouvoir isolant des isolants minces.

Actis repproche notamment au CSTB de ne réaliser des tests uniquement en laboratoire.

L’entreprise a donc traversé la Manche en octobre dernier pour aller faire tester son isolant mince en situation réelle, auprès de l’organisme britannique BM Trada.

Cet organisme indépendant de certification spécialisé dans le secteur du Bâtiment depuis 35 ans est acrédité par l’UKAS et reconnu dans 33 pays dont la France, et conforme à la RT2012.

En outre, BM Trada est aussi membre de l’EOTA et l’homologue anglais du Cofrac français.

 

L’isolant mince au banc d’essai

isolant mince

Le test en situation réelle a consisté a mesurer les consommations de deux maisons identiques, l’une isolée avec un isolant mince de chez Actis et l’autre avec une laine minérale.

Le test a duré trois mois. Le résultat plaide pour la première fois de son histoire en faveur de l’isolant mince : 3,5 cm d’isolant mince « Triso Super 12  » correspond à plus de 20 cm de laine minérale.

Avec cet avis technique reconnu en Europe, Actis compte bien faire croître la vente de son isolant mince et concurrencer les laines de verres et autres laines de roche sur le marché de l’isolation.

La performance des isolants certifiés par BM Trada seraient donc incontestable selon Actis, qui prévoit dans la foulée de faire certifier le reste de sa gamme auprès de cet organisme. En effet, ce gage de qualité officiel s’apparente à la poule aux oeufs d’or pour une société qui commercialise des isolants minces.

Privilégier un test in situ plutôt qu’un test en laboratoire comme celui du CSTB pourrait paraître plus approprié pour mesurer la performance d’un isolant.

Encore faudrait il que la méthode utilisée reflète convenablement la réalité. Nous avons hélas pu constater en 2011 les nombreuses arnaques du Diagnostic de Performance Energétique (DPE), pourtant réalisé in situ.

Je pense en particulier à ce lecteur de mon Blog (qui se reconnaitra) et qui m’a conté ce retour d’expérience pour le moins surprenant :

Souhaitant vendre son bien immobilier, il fait réaliser un DPE qui classe son logement en C. Il change d’avis et ne vend pas. Deux ans plus tard et après avoir changé l’ensemble de ses menuiseries pour du double vitrage, il fait à nouveau réaliser un DPE dans l’objectif d’une vente : le logement est désormais classé D !

De plus, comment peut il exister une telle différence de résultat entre le CSTB et BM Trada pour un même produit ? Cette seule question peut prêter à réflexion.

Par ailleurs, la méthode d’évaluation in situ réalisée pour mesurer la performance de l’isolant mince d’ACTIS est une méthode mise au point par la société ACTIS elle même.

L’accréditation par UKAS de BM TRADA signifie simplement que la méthode est convenablement appliquée par le laboratoire concerné, pas forcément que la méthode est bonne.

Même si chacun peut se forger sa propre opinion en fonction de ses convictions, j’avoue que pour ma part, rien ne vaut l’expérience et le vécu.

Et dans ce domaine, les différents retours d’expérience malheureux de particuliers déçus par l’isolant mince et qui exposent leur mécontentement sur de nombreux forums sont autant de preuves que la performance de l’isolant mince est discutable.

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classement des isolants suivant leur performance

Certes, il est toujours possible de trouver des mécontents pour n’importe quel produit, pourtant, concernant les isolants, force est de constater que la laine minérale suscite une controverse inexistante, du moins en ce qui concerne sa performance. Elle peut irriter la peau, elle prend de la place, elle se tasse avec le temps mais elle isole ! Et c’est bien là ce qu’on lui demande en premier lieu.

Pour conclure, à ma connaissance, il n’existe aucune maison certifiée BBC et qui n’utilise que l’isolant mince pour tout isolant. Et la norme BBC a pourtant pour objectif de certifier des logements économes en énergie.

 

L’avis de l’Ademe sur les isolants minces

L’Ademe s’est récemment appuyée sur deux études réalisées dans le cadre du programme national de recherche et d’expérimentation sur l’énergie dans le bâtiment, afin de rendre son verdict concernant les isolants minces.  Selon elle, les isolants minces doivent être utilisés en complément d’isolation thermique et posés par des professionnels, compte tenu d’une nécessité de mise en oeuvre relativement stricte.

La performances thermiques des isolants minces a été étudiée dans le cadre de deux études de 2007 réalisées pour le PREBAT :

  • l’une conduite par l’Ecole des Mines de Paris et le CSTB,
  • l’autre dirigée par le fabricant KDB Isolation et associé au CNRS.

Leurs résultats sont convergents et sans appel : l’utilisation seule des isolants minces ne permet pas d’atteindre les niveaux requis par la réglementation. Les isolants minces peuvent à la rigueur être utilisés en complément d’une isolation thermique épaisse.

En effet, la performance thermique des isolants minces est deux à trois fois inférieure à celle d’un isolant classique de type laine minérale, en particulier en période froide.

En outre, les isolants minces étant très étanches à la vapeur d’eau, en absence de lame d’air ventilée, ils peuvent même favoriser la condensation intérieure avec des risques dégradation de la paroi et un impact sanitaire.

 

Le nouvel isolant mince réflecteur Triso-Super 12.

isolant multicouche

L’isolant mince réflecteur TRISO-SUPER 12 de chez ACTIS mesure 35 mm d’épaisseur à bords décalés. Il annonce une performance thermique sous avis technique équivalente à 210 mm de laine minérale (λD = 0,04, R = 5,25 m².K/W.)

(et la marmotte, elle emballe le chocolat…) 🙂

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En laissant de côté les a priori, en particulier les miens qui sont plutôt tranchés et tenaces, il convient d’insister sur la mise en œuvre parfaite dont doit faire l’objet cet isolant mince.

En effet, sa pose doit présenter des lames d’air régulières de 2 cm d’épaisseur au moins de part et d’autre et l’isolant mince doit être bien tendu entre ces lames d’air. Cette mise en œuvre très compliquée à obtenir, reste possible en paroi verticale, mais elle devient quasiment impossible dans le cas d’une toiture inclinée.

Par ailleurs, ajouter 4 cm de lames d’air à cet isolant mince revient à considérer qu’il est efficace à partir de 75 mm (épaisseur de l’isolant mince compris), soit une épaisseur bien supérieure à celle d’une laine minérale à performance égale. Et le gain de place est pourtant le principal argument de l’isolant mince.

Notons cependant que l’isolation des façades avec des isolants minces intéresse d’autres industriels comme le poids lourd Saint-Gobain, concurrent d’ACTIS. Ce dernier propose un complexe avec isolant mince sous vide encapsulé dans du polystyrène. D’après le fabricant, 10 cm de cet isolant permettent d’obtenir une résistance thermique de 7.

A titre de comparaison, il faudrait une épaisseur deux fois supérieure pour atteindre la même performance avec une laine minérale.

Pourtant, en raison de son prix très élevé, ce produit ne trouve aucun acquéreur.

Pour aller plus loin :

Evaluation du pouvoir isolant de l’isolant mince par le CSTC

Evaluation du pouvoir isolant de l’isolant mince par le CSTB

 

28 réponses
  1. Laure-Actis
    Laure-Actis dit :

    Bonjour Alex,

    Nous avons lu attentivement votre post et souhaitons y apporter quelques précisions et rectifications.

    « L’accréditation par UKAS de BM TRADA signifie simplement que la méthode est convenablement appliquée par le laboratoire concerné, pas forcément que la méthode est bonne. »
    La plupart du temps, l’accréditation atteste de la compétence, de l’impartialité et de l’indépendance d’un organisme de certification à mettre en œuvre un référentiel déjà établi et reconnu (norme etc…). Mais pour les isolants minces multicouches réflecteurs, comme il n’existe pas encore de norme établie, l’organisme d’accréditation a dû expertiser le référentiel lui-même pour pouvoir l’accréditer. Dans le cas présent, l’accréditation du référentiel de BM TRADA a exigé 5 ans d’audits réalisés par un collège d’experts indépendants.

    Le référentiel de BM TRADA Certification est donc reconnu dans 33 pays, dont la France. Les performances des isolants certifiés par BM TRADA selon ce référentiel accrédité sont incontestables.

    « L’avis de l’Ademe sur les isolants minces »
    Concernant l’avis publié par l’ADEME, nous tenons à préciser que celui-ci s’appuie sur une étude du PREBAT datant de 2007 alors que l’accréditation de BM TRADA Certification est toute récente, le premier avis technique délivré par BM TRADA sur la base du référentiel accrédité datant de fin octobre !

    Concernant l’étude du PREBAT mentionnée par l’ADEME, il est important de savoir que le rapport final de cette étude sujette à caution n’a jamais été publié ni même présenté dans le cadre du groupe de travail WG 13 du Comité Européen de Normalisation dont la mission est pourtant de définir une norme européenne basée sur la réalisation de tests en situation réelle pour mesurer la performance thermique de tous les matériaux isolants.

    Pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter le dernier communiqué du SFIRMM (Syndicat Français des Isolants Minces Multicouches Réflecteurs) sur le sujet.
    http://www.sfirmm.com/photos/17.pdf

    « En outre, les isolants minces étant très étanches à la vapeur d’eau, en absence de lame d’air ventilée, ils peuvent même favoriser la condensation intérieure avec des risques de dégradation de la paroi et un impact sanitaire. »
    Loin d’être un inconvénient, l’étanchéité à l’air intrinsèque des isolants minces permet, en rénovation, d’améliorer l’étanchéité des parois existantes souvent perméables aux infiltrations d’air – ce qui contribue fortement à améliorer la performance énergétique des bâtiments existants. Et leur étanchéité à la vapeur d’eau leur permet aussi de jouer le rôle de pare-vapeur, côté intérieur des parois.

    Le cas de figure que vous évoquez est le cas particulier d’une utilisation de l’isolant mince comme écran de sous-toiture, ce qui est loin d’être sa fonction première !
    Les cas de mise en oeuvre standards décrits par les fabricants d’isolants minces ne présentent pas de risque de condensation.

    « Par ailleurs, ajouter 4 cm de lames d’air à cet isolant mince revient à considérer qu’il est efficace à partir de 400 mm, soit une épaisseur bien supérieure à celle d’une laine minérale à performance égale. Et le gain de place est pourtant le principal argument de l’isolant mince. »
    Enfin un dernier point, et non des moindres, il y a une erreur dans votre conversion sur cette partie. En effet, 4 cm ne font pas 400 mm mais bien 40 mm, ce qui fait une grande différence vous en conviendrez.

    Bien cordialement,

    Laure, Community Manager pour Actis, fabricant de solutions d’isolation

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  2. Alex
    Alex dit :

    Merci pour votre intervention qui permettra à mes lecteurs de se faire un avis neutre et impartial sur la question. J’attache justement une importance capitale au droit de réponse.

    Par ailleurs j’ai effectivement corrigé l’erreur d’épaisseur qui s’était glissée dans mon article.

    Répondre
  3. Thierry
    Thierry dit :

    Bonjour Alex, bonjour tout le monde !

    Merci pour ton article, je suis bien avancé, maintenant !!!

    Rhaaaa, ces isolants minces, quelle prise de tête, à l’heure du choix, je n’en dors plus…

    Pression familiale oblige (main d’oeuvre au tarif imbattable et volonté de faire ET bien faire, je ne peux pas refuser ;-), je dois aujourd’hui choisir un produit répondant à mes inquiétudes quant au résultat de l’isolation des futures chambres de mes enfants dans les combles.

    Entre chevrons, ma décision est arrétée, ce sera de la laine de verre de 120 mmm (Isover ou Knauf ?), mais après ???

    Malgré le prix, cet Actis Triso Super 12 me fait de l’oeil, faute à la « certification » obtenue.

    Les combles : 2 Longueur 6m largeur 5.60m , 2 rampants de 3.20m

    Les tasseaux seront espacés au minimum de 40, au maxi de 60, la mise en oeuvre des lames d’air régulières me semble réalisable, mais je gagne quoi dans l’histoire, à part le droit de vider mon compte, avec environ 60 m² à isoler…

    Du temps sur la mise en oeuvre ? De la simplicité ? Je ne suis pas manuel du tout, du coup je ne sais pas quoi faire.

    Si quelqu’un passe par là, je suis preneur de conseils, merci !

    Répondre
    • Alex
      Alex dit :

      Bonjour,

      A votre place et dans le doute, j’opterai pour la laine de verre isover (très bon choix) et recouvrirai le tout de placo BA 13. Une solution traditionnelle mais qui a fait ses preuves. Vous pouvez également, si vous avez la place, opter pour de la laine de verre en couches croisées. Dans ce cas là, il faut penser à retirer le par vapeur (ou en acheter sans) pour la 1ère couche extérieure, le pare vapeur étant toujours dirigé vers la chaleur intérieure. Cette mise en oeuvre, outre le fait de rajouter de l’épaisseur et donc de l’isolation, permet de supprimer les ponts thermiques aux jonctions des plaques de laine de verre.

      Répondre
      • Sylvain
        Sylvain dit :

        Bonjour, pourriez vous m indiquer quel isolant selon vous je peux utiliser pour un fourgon transporter? Ainsi que sa mise en œuvre réglementaire ? Mon but premier étant d avoir une isolation suffisante pour dormir dedans été comme hiver. En second, conserver un maximum d espace libre. Merci pour la réponse que vous voudrez bien m apporter

        Répondre
        • Alex
          Alex dit :

          Le plus efficace à mon sens serait, de l’extérieur vers l’intérieur, de mettre une couche d’isolant mince (pour la fraîcheur l’été) et une couche de laine de verre (pour la chaleur l’hiver, épaisseur à définir pour un bon rapport isolation/espace libre)

          Répondre
  4. Thierry
    Thierry dit :

    Les 2 couches croisées, c’est ce que nous préconise le chef d’équipe de la société qui a transformé nos combles : Pose des suspentes, 12 cm de LV entre les chevrons, pose des rails, 12 cm de LV entre les rails, soit 24 cm, conformément à la RT2012, et BA13.
    Mais comme je le disais, on a de la main d’oeuvre familiale et le choix de l’isolant mince en 2ème couche est aussi lié à l’aspect pratique de la la pose.
    Du coup, on a opté pour cette solution : 12 cm de LV entre chevrons, grillage à poule pour la maintenir en place, tasseaux de 2cm pour assurer la lame d’air, isolant mince, et encore une fois 2 cm de tasseaux, pour finir avec du lambris MDF.
    Je croise les doigts, en espérant, hormis que cette solution soit efficace, que je ne doive pas changer de charpente dans 10 ans ;-p

    Répondre
    • Alex
      Alex dit :

      Si la lame d’air est respectée, elle empêchera de générer de l’humidité et donc d’endommager la laine de verre et la charpente… bon courage je croise les doigts pour vous 🙂

      Répondre
    • Fred
      Fred dit :

      Bonjour Alex,

      Je suis dans le même cas que Thierry et j’avoue aussi que je n’en dors pas tellement que le choix est difficile.
      J’ai un toit à reprendre qui a plus de 50 ans. Je change les tuiles et donc pour le coup, j’enlève liteaux, voliges et la laine de verre entre chevrons qui ne doit pas faire plus de 3 ou 4 cm maintenant. Les combles sont aménagés et à l’intérieur j’avais recouvert de lambris.
      Bref, mon problème ce trouve dans la hauteur des chevron 8 cm. De plus je ne peux pas me permettre de relever le toit sans engendrer de grosse modification sur les rives, gouttières, etc..
      J’ai eu pour idée d’installer un isolant mince mais après tous les post que je vois, je suis découragé.
      ça sera : laine de verre isover GR32 en 75mm puis volige neuve, puis écran sous-toiture HPV et tuiles neuves : résultat une résistance thermique de 2.65 m².k/W.
      Dommage pour le R,je préfère être sûr du peu d’isolation que je mets plutôt que d’y revenir dans 5 ans.

      Répondre
      • Alex
        Alex dit :

        Bonsoir,

        Il est vrai qu’aujourd’hui, on nous incite à isoler avec parfois plus de 300mm de laine de verre dans les combles et la facture de chauffage s’en ressent. Cela dit, à mon sens, quand on ne peut pas faire autrement, 75mm de laine de verre isover GR32 est toujours mieux que ces isolants minces soit disant révolutionnaires.

        Dormez tranquille, j’aurais fait comme vous…

        Répondre
  5. Thierry
    Thierry dit :

    J’avance, j’avance, j’ai quasi-fini la pose de la LV, c’est chaud cette saloperie, rien que pour ça, j’espère que les isolants minces vont finir par gagner leurs lettres de noblesse !

    J’ai l’impression d’avoir oublié ma crème solaire un jour de canicule sur une plage de Tunisie : Ça pique, ça brûle, bref, le seul plaisir sera celui du travail bien fait…et bien fini !!!

    Super content de l’idée du grillage à poule doublé tasseaux 12*27 croisés en 2 épaisseur pour obtenir 26 de lame d’air. C’est très régulier, presque…beau !

    Par contre, j’ai absolument voulu suivre les conseils de la Société qui a transformé nos combles, j’ai donc trouvé de la LV en 12 cm, mais je n’ai trouvé qu’en rouleau, Grosse Erreur : Question confort de pose déjà, j’aurais mieux fait de partir sur du 10 cm, peu de différence en coef, mais alors quelle gain pour la pose j’y aurais trouvé ! Et 12, du coup, entre chevrons de 15, bien gonflée, c’est un peu trop proche du pare-pluie, pourvu que ça se tasse un peu, que ça respire un peu mieux, mais je doute.

    Demain, j’espère terminer le « tasseautage » et attaquer le 1er rouleau d’isolant mince, si quelqu’un veut des photos, c’est kdo 😉

    @Fred : Ta GR32, tu la pose par le dessus du coup, ou tu as enlevé le lambris ? Par dessus en rouleau ça doit être top à poser, par dessous, mets la main à la poche et prends en plaque, on a posé la même sous le plancher des combles et c’est enfantin : Tu prends ta plaque, tu la présente, un petit coup de couteau couplène pour prendre ta cote, et hop, à plat pour trancher et c’est nickel ; même pour les coins biscornu, ça se travaille très bien.

    Courage, je suis convaincu que tant que tu es serein avec le choix que tu fais, tu seras content du résultat.

    Moi, je reste un peu sur ma faim, mais je vais m’y faire… A dans 5 ans !

    Répondre
    • Fred
      Fred dit :

      Merci pour vos encouragements, j’attaque la semaine du 01/05 et j’espère que le temps sera plus clair…il ne fait que pleuvoir ici!
      Je prends de la GR en panneaux, c’est plus rapide à poser (je n’ai que 4 jours!) et je le fait par le haut car l’objectif principal est de remplacer les tuiles. Ceci dit je ne désespère pas de trouver une solution de complément d’isolation autre que composé d’aluminium. Aussi en termes de transfert de chaleur, l’alu est plutôt conducteur pour la convection (fluide) et la conduction. Il n’arrête que le rayonnement.
      J’avais pensé aux panneaux de fibre de bois comprimés qui sont très résistants et qu’on peut obtenir en faible épaisseur mais le prix m’en a dissuadé et puis la conductivité thermique n’est pas si faible que ça.
      Sinon pour info, avec un peu plus de temps, un portefeuille bien rempli et de l’organisation, la solution serait d’injecter de la ouate de cellulose entre les chevrons sur une épaisseur minimale de 100 mmm. Elle offre une très bonne résistance thermique avec un déphasage de prés de 8h00.
      Bref, ça sera pour une autre fois si je gagne au loto…
      Pour mon complément d’isolation, vous n’avez pas un conseil? J’ai encore une semaine devant moi.
      Je peux encore monter de 2cm sur la volige.
      Pour Thierry, j’aurais bien aimé voir ta technique avec le grillage de poule !

      Répondre
      • Thierry
        Thierry dit :

        Punaise, chui scotché (brillant bien-sûr ;-), on dirait que tu sais de quoi tu parles, je suis largué…

        Pour le grillage : à vrai dire, question technique, c’est plutôt du bricolage maison mais ça plaque bien la LV, ce qui me rassure car ça va l’empêcher de s’affaisser et « tomber » sur l’isolant mince, ce qui aurait supprimer la lame d’air. Parfois, c’est difficile à tendre et ça « bombe », mais comme on mets des tasseaux en « échelle », environ tous les 60 cm, ça plaque bien.

        Je déroule le rouleau de grillage (10m*1m) et je l’agrafe au fur et à mesure, à la vericale ou à l’horizontale, selon les endroit : Soit à cause des velux (3), soit à cause de l’espacement entre les chevrons, jamais le même. Bref, on s’adapte et on optimise les chutes.

        Je peux t’envoyer quelques clichés, je n’en ai pas encore fait mais il faut que j’y pense, pour notre album souvenirs.

        Pour tes 2 cm, j’ai pensé à du Stérodur, je ne sais pas si apporterai quelque chose mais c’est simple à travailler.

        Répondre
    • bernard
      bernard dit :

      bonjour Thierry,

      c’est exactement ce que je souhaite realiser chez moi, laine de verre 100mm entre chevron +grillage à poule (j’y pensé!)+ isolant mince triso super 12….
      Peux-tu me dire si tu es satisfait de cette installation stp?

      Répondre
  6. tuiles anciennes
    tuiles anciennes dit :

    Les isolants minces semblent effectivement une bonne solution pour les personnes souhaitant isolées elles même leur maison. Néanmoins, la faiblesse reste l’isolation acoustique! Cela n’apparaît donc pas comme la solution idéale d’isolation en ville ou dans des zones à perturbation sonores fréquentes.

    Répondre
    • Alex
      Alex dit :

      Exactement ! 🙂 J’ajoute que depuis la rédaction de cet article, j’ai eu divers retours d’expérience de particuliers et l’isolant mince semble assez performant pour isoler de la chaleur l’été, idéal donc lorsqu’on aménage des combles… mais en complément d’une isolation traditionnelle, car la déception risque de pointer son nez avec l’hiver…

      Répondre
  7. froment
    froment dit :

    bonjour juste pour info ,est il vrais que le groupe st gobain mondial qui est dans tous les domaine puisque rachète lapeyre menuiserie ,lafarge et bien d’autre, et étant en face d’un concurrent direct et très gênant pour sa politique mégalo preuve étant que lui même est a la recherche d’isolant mince, et a priori inventé par des anciens st gobain. question : st gobain ne finance t’il pas les organisme qui font les tests et qui délivre les certificats et n’est il pas a la tète des syndicats ??????????

    Répondre
    • Alex
      Alex dit :

      Bonjour,

      Evidemment… 🙂 Il suffit de connaître les bonnes personnes et posséder le pouvoir de l’argent… Quand aux tests, ils deviennent si théoriques, complexes et éloignés de la réalité du terrain qu’ils en perdent tout intérêt… Pour preuve, un ami vendant sa maison a fait réaliser un Diagnostic de Performance Énergétique (DPE), comme la loi l’y oblige… Logement classé C. Il n’a finalement pas vendu pour cause de changement de projet. Deux ans plus tard, il remet sa maison en vente après avoir changé toutes ses menuiseries pour du double vitrage… Il réalise à nouveau un DPE : logement classé D… 🙂

      Répondre
  8. bernard
    bernard dit :

    bonjour Thierry,

    c’est exactement ce que je souhaite realiser chez moi, laine de verre 100mm entre chevron +grillage à poule (j’y pensé!)+ isolant mince triso super 12….
    Peux-tu me dire si tu es satisfait de cette installation stp?

    Répondre
  9. Jean
    Jean dit :

    Je passe sur le fait que les brochures et le site ACTIS sentent l’embrouille à plein nez : affirmations physiques douteuses voire erronées ( j’aime bien celle là : « la nature spécifique des isolants minces multicouches réflecteurs combinée à une mise en oeuvre entre 2 lames d’air oblige l’énergie à se transmettre par rayonnement plutôt que par conduction ou convection »… ), tampons d’organismes très sérieux en anglais partout -- ça en jette toujours plus, aucune explication étayée ni vérifiable sur le fondement de telles performances (ça doit être pour protéger le secret), etc.

    Bon même si la « performance » d’une l’isolation d’une maison (énergie dépensée, confort ressenti, etc.) ne passe pas que par la résistance thermique de l’isolant (inertie, température des murs/sol, etc.) on peut quand même être surpris par la résistance thermique annoncée de 5,25 m².K/W.

    Un simple calcul de thermique basique avec les principes physiques du monde réel et pas de celui des bisounours ni de celui des vendeurs de rêve donne les ordres de grandeur suivants :
    -- résistance thermique des 2 lames d’air : on suppose qu’il n’y a pas de convection c’est à dire qu’il n’y a pas de mouvement d’air (faux mais assez faible) ou encore que la résistance en convection est infinie, et que le rayonnement est négligeable (températures assez basses et proches, matériau peu émissif -- la feuille d’alu.) c’est à dire que la résistance en rayonnement est infinie. Reste la conduction : l’air a une conductivité de 0,0262 W/m/K, soit une résistance de 0,02 m / 0,0262 W/m/K * 2 lames = 1,53 m².K/W. Ces 3 résistances en parallèle donnent bien sûr une résistance équivalente des lames d’air de 1,53 m².K/W. On est sympa. on oublie en plus les ponts thermiques du lattage bois de maintien de l’isolant.
    -- résistance thermique de l’isolant : pas de convection là c’est sûr, idem on néglige le rayonnement très faible, reste la conduction. Les feuilles d’alu. étant très fines et très conductrices, on peut considérer qu’elles n’existent pas en conduction (résistance nulle). Le matériau est donc assimilable à une épaisseur de mousse de 35 mm d’une conductivité de X W/m/K.

    Si on fait le bilan il faut que 1,53 m².K/W + 0,035 m / X W/m/K = 5,25 m².K/W annoncés soit que la mousse ait une conductivité X = 0,035/(5,25-1,53) = 0,01 W/m/K.
    Une valeur vraiment très basse (environ 2,5 fois moins que l’air…) alors que ce n’est sûrement que de la mousse polyéthylène normalement au moins à 3 fois cette valeur…
    Une mousse d’un nouveau matériau incroyable ? Ou une valeur de résistance totale surgonflée par la magie du marketing ?

    Effectivement on dira que la publicité de ce produit ne fait que la comparaison avec une laine minérale de 20 cm et que les fameux tests ont prouvé sa performance équivalente (détail ? conditions d’humidité et étanchéité à l’air comparables ?, etc.) mais à mon avis c’est surtout un bon filon pour vendre un produit aux performances discutables 50% plus cher que de l’équivalent supposé en conventionnel (et en comptant un film d’étanchéité bien sûr).
    Si je fais une estimation personnelle : 1,53 m².K/W + 0,035 m / 0,03 W/m/K = 2,7 m².K/W, soit l’équivalent de 2,7 m².K/W * 0,04 W/m/K = 0,108 m de laine minérale, là on est carrément à 2 fois le prix…
    Une bonne affaire… pour ACTIS ?

    Répondre
  10. Pen
    Pen dit :

    Bonjour,
    Je suis en grande discussion avec mon couvreur qui me propose le Triso super 12 comme écran de sous-toiture, posé directement sur les chevrons.
    Mon problème est que les combles sont habités, et pour ne pas trop perdre de hauteur sous plafond, je comptais mettre 8 cm de laine entre les chevrons et un plafond en BA13 fixé sur les chevrons. Et donc, si je comprends bien, pas possible de mettre un Triso super 12 par dessus directement, sous peine de condensation. Pas possible de surélever la toiture non plus, donc quelle serait la meilleure option selon vous:
    1/ remplacer le Triso par un écran simple HPV + isolant entre chevrons (mais du coup, comme Fred plus haut, un R pas terrible)
    2/ remplacer le Triso par un écran type Delta-Maxx Comfort (isolant 3 cm, mais HPV, donc posé direct sur chevrons) + isolant entre chevrons (ça doit augmenter un peu le R). QUelqu’un connait ce produit ou un équivalent? C’est l’option qui me plairait le plus.
    3/ est-ce qu’un système avec Triso en écran de sous-toiture + une autre couche d’isolant mince sous les chevrons (c’est à dire un sandwich isolant mince extérieur + isolant entre chevrons + isolant mince intérieur), c’est une hérésie totale ou pas? Je me dis que ça éviterait peut-être l’effet condensation sous l’écran de sous-toiture s’il y a une couche d’isolant mince à l’intérieur qui fait pare-vapeur?
    Bref, qu’en pensez-vous? Merci

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    • Alex
      Alex dit :

      Bonjour,

      Il est vrai que la mise en oeuvre de l’isolant mince et son association avec un isolant plus classique est un casse tête. Voici ce que j’ai fait chez moi dans une petite extension contrainte par une hauteur sous toit peu élevée :

      De l’extérieur vers l’intérieur en partant donc des tuiles :

      -- Delta MS classique
      -- voliges
      -- chevrons
      -- isolant mince agrafé sous les chevrons(pour limiter la chaleur l’été)
      -- laine de verre de 200 posée sur les rails de placo (pour garder la chaleur l’hiver)

      Je n’ai constaté aucun problème depuis 4 ans.

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  11. jojolaricot
    jojolaricot dit :

    bonjour je vais justement acheter un isolant mince j’aimerais votre avis!!
    c’est pour une isolation dans les combles qui seront aménagé!! j’ai mis 100mn de fibre de bois isonat entre les solives et je pensais mettre un isolant mince de 30mn puis les rails a placo avec du ba13!
    faut il que j’mette un espace d air entre la fibre et l’isolant mince?
    ou est ce que j’me plante?

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  12. Michael
    Michael dit :

    Bonjour a tous,
    Je suis dans une total incompréhension au vue de tous ces articles sur l isolant mince.
    Alors moi je me permet d intervenir car j ai poser les deux type d isolant.
    Mur EST 10cm de polystyrène extrudé mur Nord isolant mince (wiko sans faire de pub).
    Après prise de mesure au thermometre laser mur interieur plus chaud en faveur du polystyrène 1° d écart.
    En exterieur mur plus froid en faveur de l isolant mince 1° d écart
    Ces mesures ont été prise au petit matin par temps froid pour éviter l accumulation de chaleur par les murs.
    Donc pour moi on arrive a une equivalance.
    J en ai aussi mis sous toiture avec 4.5 de laine au dessu et en dessous des lames d aire les resultat sont inpressionant été comme hiver et ce n est pas 9cm de laine qui me procure ce confort.
    Pour moi et sans vouloir faire de pub ce sont de vrais isolant et les resultat de test contrôlé par le lobbing des laine minérales n y changerons rien car les resultat attendus sont là.

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  13. Ekoloman
    Ekoloman dit :

    Il suffit de comparer les factures énergétiques sur des maisons tests en situation réelle et de voir la facture énergétique finale. Vous pensez que des industriels se lanceraient dans ce type de production en totale inconscience ? Beaucoup de choses dites et surtout des a-priori nombreux sur les nouveautés qui fait le jeu des lobbies présents qui craignent les nouvelles avancées. Bon depuis la sortie de ces isolants minces désormais le sujet avance et des test en situation réelle prouvent que cet isolant mince de 3 cm vaut mieux que 20 cm de laine de Verre ou de roche. 522 kw/m²/an en isolant mince pour 775 kw/m²/an en isolation de 20 cm LR ou LV….

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  14. Provence Outillage
    Provence Outillage dit :

    L’association des deux types d’isolants est vraiment une solution idéale. Cela étant, les isolants minces existent aussi sous forme de plaque prête à l’emploi et peuvent être utilisés seuls. Ce n’est pas une solution pour du gros oeuvre de type aménagement de combles, mais cela permet par exemple d’isoler une pièce annexe, comme une chaufferie par exemple, afin d’éviter des déperditions de chaleur.

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